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Comment écrit-on un livre ?

Nous avons discuté littérature avec l’auteur Sarah Clark, de ce qui a inspiré l’héroïne grande taille de sa nouvelle, Viva Voluptuous, et comment écrire un livre et être publié.

Écrit par : Rachel Ingram

On dit que chacun d’entre nous aurait la capacité d’écrire un roman, mais seulement une poignée arrive à réaliser son rêve d’écriture. En tant que conceptrice-rédactrice, Sarah Clark avait déjà l’habitude d’écrire ; mais travailler sur un livre était un tout autre défi. Sa première nouvelle, Viva Voluptuous, se focalise sur la vie d’une blogueuse grande taille, Ellie Johnston, qui s’est investie d’une mission de montrer au monde qu’il n’est pas nécessaire de se conformer à un stéréotype de minceur pour réussir, être heureuse et belle.

Nous l’avons rencontrée pour parler de ce qui a inspiré sa nouvelle et pour qu’elle nous donne quelques conseils d’écriture.

Quelle est l’inspiration derrière Viva Voluptuous ?

L’idée vient d’une conversation avec une amie. Nous étions en train de déplorer le manque de personnages et de héros grande taille au cinéma et dans les livres ; des femmes normales qui vivent normalement mais qui sont juste rondes. Mon amie connaissait mon envie d’écrire un livre, elle m’a alors suggéré d’inventer une héroïne grande taille. Mon idée était de créer « une super héroïne grande taille qui sauve le monde en corset et talons », et même si Viva Voluptuous n’est pas un récit de super-héros, j’aime penser qu’Ellie aide à rendre le monde plus indulgent envers les femmes rondes.

Quel message voudriez-vous que vos lecteurs tirent de ce livre ?

Qu’on a le droit d’être soi-même, que les amitiés sont importantes et qu’elles doivent être préservées. Viva Voluptuous est décrit comme un livre sur l’amitié entre femmes et ce thème est présent tout au long de l’histoire. Quand Ellie a besoin de soutien, ces deux meilleures amies sont là avec une bouteille de vin et/ou des câlins. Si l’une d’entre elles a quelque chose à célébrer, elle prend tout de suite son téléphone, et quand Ellie a une idée, ses copines sont les premières à l’encourager (ou a se poser des questions sur son état mental !).

Avez-vous un processus d’écriture ?

J’ai commencé par le synopsis, une fois que j’ai été satisfaite et après avoir décroché le contrat, j’ai commencé à écrire avec l’aide de l’écrivain Chrissie Manby. Chrissie a écrit son propre guide pour l’écriture d’une nouvelle qui s’appelle « Writing for love » et qui est très intéressant pour apprendre à développer un scénario. J’ai donc écrit grossièrement ce qui allait se passer dans chaque chapitre et ils ont ensuite pris vie à partir de ça.

Les idées changent, les chapitres ont été réécrits ou supprimés mais le guide m’a beaucoup aidée à voir où l’action allait me mener pour pouvoir rester dans la bonne direction.

Quelle est la partie la plus difficile dans l’écriture d’un livre ?

L’édition. La plupart des auteurs disent de leur premier brouillon que c’est un « premier brouillon de m*rde » et le mien n’a pas dérogé à la règle. On a besoin des yeux de quelqu’un d’autre pour repérer les incohérences ou les exagérations parce qu’on est tellement investi dans l’écriture qu’il est difficile de rester objectif. Je l’ai donné à lire à quelques amis qui m’ont fait des commentaires, puis je l’ai fait éditer par des professionnels.

Avez-vous des astuces pour éviter le syndrome de la page blanche ?

Lisez d’autres livres ! C’est ce que je faisais quand je manquais d’idées, je lisais un autre livre tout en me faisant une note dans ma tête de tout ce qui me plaisait dans ce livre comme par exemple la façon dont l’auteur fait évoluer ses personnages etc. J’utilisais ça comme inspiration pour mes propres personnages et mon histoire.

Votre manuscrit original a t-il nécessité beaucoup de changements ?

Oui ! C’était ma première nouvelle et ce que j’ai eu du mal à faire la première fois, ce sont les dialogues (il n’y en avait pas assez) et les descriptions. L’histoire de base était là, mais la façon de la raconter avait besoin de retouches. J’ai eu la chance d’avoir une éditrice qui me connaissait et qui aimait beaucoup l’histoire ; alors avec ses conseils, j’ai ajouté plus de conversations, des descriptions et j’ai travaillé la formation de l’histoire pour transformer le « premier brouillon de m*erde » en livre dont nous étions fières toutes les deux.

Comment avez-vous fait publier votre livre ?

J’ai eu de la chance ! Je connaissais une amie qui venait de se faire recruter en tant qu’éditrice dans une maison d’édition et elle était très enthousiaste à l’idée de me publier. Elle m’a encouragée à leur soumettre le synopsis, qui a été accepté et le contrat a été signé dans la foulée. J’avais ensuite trois ans pour écrire le livre.

Quel serait votre meilleur conseil pour devenir écrivain ?

D’écrire tout simplement. Écrivez sur ce que vous connaissez, ce que vous aimez écrire et inspirez-vous des genres et des auteurs que vous appréciez. Écrire ne doit pas être une corvée, alors écrivez sur quelque chose qui vous passionne. Je me retranchais dans le monde d’Ellie quand j’écrivais Viva Voluptuous, et j’inventais des histoires pour elle comme si elle était réelle ; je m’amusais beaucoup tout en m’évadant de la réalité.

Merci de nous avoir accordé cet entretien Sarah ! Si vous voulez en savoir plus sur Sarah, visitez sa page Facebook et n’oubliez pas de vous procurer une copie de Viva Voluptuous si vous ne l’avez pas encore lu.

Rachel Ingram

Editor: Rachel Ingram

Adore passer ses journées à écrire dans la cabane au fond de son jardin.

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